19 mars 2007

les Fallas: Une journée d'anniversaire

Me voilà presque au bout de ces 4 jours de folie. Contente de les avoir vécus, mais contente aussi que ça se termine! Parce que trop: de bruit, de monde, de nuits blanches, de rires et de rencontres, d'alcool, de feux d'artifices, de sursauts parce qu'un pétard inattendu explose à côté de moi, de mal aux pieds, de musique et de danse, de traditions et de défilés aux fleurs...
C'était bien, c'était riche et ce n'est pas fini. Ce soir les statues seront brûlées et avec elles les misères de l'an passé, l'hiver définitivement oublié (remarqué j'ai pris un coup de soleil aujourd'hui, alors hiver, hein!), on regardera le dernier feu d'artifice et demain la vie normale reprendra son court.

Je vais vous raconter les 24h de ma journée d'anniversaire, déjà tellement loin et ne datant pourtant que d'avant-hier.
Il n'est pas encore minuit, concert gratuit dans un des nombreux jardin de la ville, on chante et on danse, on picole aussi, le rhum-coca passé en fraude à l'entrée. On s'enfuie avant la fin, pour être à temps sur un des ponts depuis lequel on admirera un superbe feu d'artifice, chaque soir plus beau, plus grand, plus fou. Echange de bisous (et de virus au passage), j'entre dans une nouvelle année sous un ciel pointillé d'or et de couleurs :-)
Plus tard, une rue, une Falla, une scène, de la musique, toujours le rhum-coca, nous voilà bien partis pour danser jusqu'à l'aube.
Réveillée par une fanfare matinale, je me lève à temps pour la mascleta de 14h, sous le soleil un monde fou, pas moyen ni d'avancer ni de reculer, impossible de retrouver les amis coincés eux-aussi dans la foule. Assourdie par le bruit, je me demande comment les fenêtres résistent et constate que les alarmes des voitures ne tiennent pas le coup, elles se mettent toutes à sonner... ce que l'on entend à peine dans le bruit ambiant! Je me ballade dans la ville en fête, photographie les fallas que je croise, puis rentre faire un petit somme.
Rendez-vous en fin d'après-midi Plaza de Toros, ma première corrida: je suis entourée d'espagnols et constate que le spectacle est tout autant dans les gradins que dans l'arène, du moins pour moi! A ma droite un groupe de jeunes qui boivent plus qu'ils ne regardent, commentent et feraient forcément mieux que les toreros ;-) Devant moi un groupe d'amis en couple, bonne quarantaine, ici c'est pic-nic, ces dames sortent plateaux des mini-sandwichs et pâtisseries, fournissent bière et champagne à ses messieurs, assis un rang derrière. Et dans mon dos un couple de retraités sympathiques, le mari expliquant la psychologie taurine à sa femme. Le premier matador est nul, je suis prête à fuir, la foule lui suggère de sortir un pistolet pour achever cette pauvre bête, les plus insolents parlent de mitraillette... Heureusement au second, l'art prend le dessus sur la boucherie, le jeu cruel et inégal est presque justifiable par l'étrange ballet entre le matador et le taureau, mélange de défi et d'apprivoisement, d'attaques et d'esquives. Mais je m'ennuie rapidement, heureuse quand la 6e et dernière carcasse est enlevée.
Ce soir ce sera tradition, grâce à une de mes prof d'espagnol qui nous a invités à venir dans son village. Métro vers minuit, on dépasse la zone A que je commence à bien connaître pour s'aventurer loin de la ville. Accueil chaleureux par des falleros ravis de nous faire partager leurs traditions, on boit on danse on parle jusqu'à l'aube, les étudiants font la fermeture, on part à la recherche d'une autre falla dans laquelle la fête continuerait, le jour se lève sur Massamagrell, les indigènes décident qu'il faut absolument nous parler anglais puisque nous sommes étrangers (au grand désespoir de celle qui essaie de nous faire entrer dans la tête les règles et mystères de la langue de Don Quijote), on rigole bien et puis on s'effondre dans le métro...
Je rentre chez moi il est 8h30, la mascleta du réveil me guide jusqu'à ma porte, le temps que je prenne une douche et que je me mette en pyjama un relatif silence est revenu, de toute façon rien n'aurait ou m'empêcher de m'endormir!


Posté par Piranah à 20:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur les Fallas: Une journée d'anniversaire

Nouveau commentaire