L'aquarium

La vie d'une étudiante en médecine en Erasmus à Valencia

26 novembre 2006

Chulillera et Liría

Chulillera est un joli village à l'ouest de Valence, célèbre pour ses impressionnantes parois d'escalade. On y arrive par des routes de campagne, bordées d'orangers, d'oliviers et de vergers. Je dois bien avouer que je n'en ai pas vu grand chose, j'ai un peu roupillé dans la voiture.
Sur place on commence par manger, mais c'est surtout le café qui m'intéresse. Puis on grimpe pour voir les reste du château et la vue, on se ballade, malheureusement le ciel est gris, ça ne donne rien sur les photos. Montagnes à la végétation sèche et falaises ocres, cañon tout en bas, jolies couleurs.
Au retour, crochet par un lac artificiel et son barrage, bien vide en cette fin d'été. Paysage lunaire, toujours ces tons beiges-verts et l'eau très foncée.
On termine par Luría, rapide passage pour admirer les édifices arabes, pas vraiment le temps d'en voir plus, il fait nuit vers 18h.

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Vamos a bailar

(y a beber)
Vous traduirez comme des grands!

Dormi 14h cette nuit. Récupération de mes deux géniales soirées de ce week-end, qui valaient bien les cernes et l'air abruti du lendemain.
Jeudi sortie de ma classe de 5e, une feuille d'inscription circulait dans l'auditoire, sans un seul nom que je connaisse dessus. Je décide d'y aller même si je ne connais personne, j'arrête pas de râler que je ne connais pas d'espagnols, alors autant profiter des occasions qui se présentent!
Rendez-vous dans un bar pour manger, je suis la seule erasmus, bien accueillie, ils sont vraiment sympa, on rigole bien. Puis sortie en boîte, chacun est affublé d'une petite étiquette avec un nom dessus, il faut trouver son semblable, là on gagne un "chupito", petit verre à avaler cul-sec. On danse, ils chantent (moi pas, je connais pas les chansons, tant mieux pour la météo!), on boit, il est tard et plus je bois moins je comprends ce qu'on me raconte... Je fini par rentrer.

Vendredi soirée avec mon école d'espagnole, fête pour certains qui sortent d'un examen. Je retrouve des amis, on discute bien, on essaie de dédramatiser le sujet de l'oral d'un copain japonais, pour lui qui doit attendre trois mois pour les résultats et pour nous, étudiants qui songeons à nous présenter en mai. On mange, je me lie d'amitié avec deux français, les italiens font l'ambiance et le bruit, on rigole. Puis on va danser, on fait des tonnes de photos, on rigole bien. Une petite voix au fond de moi me dis que je ferai bien de ne pas m'attarder, samedi excursion avec des amis, réveil à 8h30. Rien à faire, je ne dormirais même pas 4h, tant mieux, c'est signe d'une soirée réussie :-)

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24 novembre 2006

Il était un petit navire

Dans lequel il fallait tout le temps écoper...

Hier la Fée m'appelle et me dit de venir voir, du ton catastrophé qu'elle utilise en général pour me prendre comme témoin d'une pile de vaisselle sale où d'un morceau de fromage aux airs d'arme biologique en pleine maturation dans le frigo, méfaits de Courant d'Air ou de Mlle Queso.
Mais cette fois elle me montre l'évier, puis devant ma non-réaction, m'explique: Inondation dans la cuisine quand elle est rentrée, le système d'évacuation d'eau fuit depuis un moment déjà mais là le goutte à goutte s'est transformé en cascade, qui coule même quand on ne verse rien.

Lorsque je rentre de ma sympathique soirée, malgré les vapeurs alcoolisées qui embrument mon cerveau, je pense à vider la bassine avant de m'effondrer dans mon lit.
Précaution inutile ou grasse matinée trop longue, lorsque je tâtonne pour trouver le jus d'orange dans le frigo je me dis bien qu'il y a un truc étrange... effectivement, mes petons sont tout mouillés, c'est la pataugeoire!
P'tain, pas encore réveillée et déjà la serpillière à la main!!!

Edit de samedi soir:
Cette fois c'est la noyade assurée!
Le mec de la gérance est venu, une partie de l'évier s'est effondré sur sa tronche, la fuite à empiré et maintenant l'eau n'arrive plus jusqu'au robinet...
Vaisselle dans la baignoire et piscine à la cuisine!!!

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23 novembre 2006

Un coin de ciel bleu

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Pour vous tous, qui êtes dans la grisaille.
Spécialement pour toi, Sandrine.

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19 novembre 2006

Week-end citadin

Et bien agréable, il faut dire que le soleil était de la partie, entre 18 et 25° selon les thermomètres, waouh!
La ville brille de milles feux par ce temps, c'est magnifique!

Vendredi soir DVD, un film espagnol très beau, un peu triste et plein de questions. L'idée était d'aller me coucher relativement tôt pour être capable de me lever samedi MATIN et aller au marché. Mais j'ai croisé Dr Jekyll sur skype, alors on a papoté, c'était chouette de t'entendre miss :-) Et après j'ai un peu traîné, bref pas couchée si tôt que ça finalement.
Réveil un peu pénible donc, je me rendors/bronze en attendant le bus, arrive en centre ville. Le marché couvert se trouve Plaza del Mercado (ça ne s'invente pas), en plein centre historique. Le bâtiment est superbe et dedans c'est l'abondance, de fruits, de légumes, de poissons et de viande, de charcuterie et de pâtisseries, de bruits et d'odeurs, de monde. A tel point que je ne sais où donner de la tête, mais je finis quand même par choisir un étal pour acheter des tomates pour la traditionnelle recette du dimanche, et quelques autres denrées.
Un peu de dermatologie durant le morceau d'après-midi qu'il me reste, puis je repars retrouver une copine au centre ville, pour un ciné ("El diable viste de Prada", vous traduirez) génial, comédie avec juste ce qu'il faut de réflexion. Puis resto japonais, trop fou, les sushis et autres petits plats délicieux sont sur un tapis roulant qui passe entre les tables, on attrape ce qui nous plaît, quand on ne reste pas figé devant le défilé gastronomique! Une bouteille de Rioja blanco plus tard, le dernier métro est parti depuis longtemps, je rentre à pieds. Croise la Fée et une de ses copine dans l'ascenseur, elles vont en boîte, c'est l'horaire espagnol.
Dimanche musée avec deux autres copines, on commence tranquillement par un café sur une terrasse, on regarde les guides, on discute. Finalement notre choix se porte sur le musée de la préhistoire, moi je craque surtout sur la cour intérieures et ses fontaines entourées d'arbres. Les expos sont intéressantes, mais bon, on est pas des expertes, ça fait beaucoup de cailloux à la longue ;-)
Un peu d'espagnol, la guerre contre le subjonctif n'est toujours pas gagnée... Faut dire que j'écris une carte postale entre deux exercices, puis que c'est l'heure de cuisiner! Et cette fois on laisse tomber le bouquin et on tente une recette donnée la semaine passée par Adélaïde (ceux qui n'ont pas suivi, allez voir dans les archives, "L'Albufera"). Les empanadas sont délicieux, ça tombe bien on en a fait beaucoup trop! Je parle un moment avec les Jum's (bises les filles) sur skype (c'est un indispensable de tout ordinateur d'étudiant erasmus), même que je les vois, que c'est cool la web-cam!

Et demain je me lève à 6h30...nooooooooooooooooon! Le week-end est déjà fini?!? (Mais bon il revient bientôt, ouf! :-) )

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12 novembre 2006

L' Albufera

Samedi. Mon réveil sonne à 7h, ouille ouille ouille que c'est dur de se lever, bien que je sois partie relativement tôt de la fête de la veille au soir. Petit déjeuné consistant et préparation de sandwich-gourde-sac à dos en prévision d'une nouvelle journée d'excursion, celle-ci organisée par les retraités géographes. Ils ne sortent pas le vendredi soir, eux. Alors rendez-vous à 8h30 à la gare, direction un petit village à une heure de Valence. Ils ont invité les étudiants erasmus, ces gens sont adorables, ouverts sur le monde, papis et mamies dynamiques bien décider à profiter de leur retraite.

L'heure matinale en a découragé plus d'uns, dont Mlle Queso qui m'a laissé un post-it sur la porte de la cuisine pour me dire que finalement elle préférait dormir. Nous ne sommes que cinq jeunes, avec une bonne trentaine de retraités et le fameux prof de géo armé de son panneau blanc effaçable. Je retrouve des copains de l'excursion précédente, on bavarde un peu mais le trajet est passablement somnolant!
Arrivés sur place petite explication sur la réserve naturelle de l'Albufera dans laquelle nous allons nous balader, "réserve naturelle" au sens espagnol du terme, il y passe deux autoroutes, une voie de chemin de fer et la chasse y est autorisée... Quand le prof nous explique qu'il est possible que nous ne puissions pas aller à certain endroits de crainte de nous retrouver avec du plomb dans les fesses, une petite dame s'insurge, elle propose de déposer une plainte en tant que groupe d'étudiants ne pouvant pas accéder à une réserve qu'ils financent de leurs impôts. Un ancien juriste lui rétorque que la loi est du côté des chasseurs. Finalement, une autre décrète qu'il faut changer la loi, la révolution est en marche, le groupe de plus en plus dissipé. L'autorité naturelle de notre guide (dont il va devoir user plusieurs fois, tant l'enthousiasme et l'expérience de chacun sont braillées dans le désordre le plus total) nous ramène à nos moutons, les rizières en l'occurrence.

On part à pied, direction une jolie église sur une colline boisée, superbe. En chemin je commence à discuter avec Adélaïde, dont les filles sont parties en erasmus il y a pas mal de temps déjà. En fait j'ai été vendue par le prof, cette gentille dame ayant appris le français à l'école et souhaitant le parler. Elle me raconte un échange dans une famille française, ils lui ont servi du riz blanc à tous les repas, pensant lui faire plaisir, une espagnole, pensez-vous, ils mangent du riz là bas! Sauf que chez elle le riz blanc servait à faire des cataplasmes quand on toussait, rien à voir avec la paella! Partie sur le riz et encouragée par mes questions elle me donne tous les trucs pour cuisiner les plats espagnols, je lui explique la fondue et mon super gâteau au chocolat.
Après une pause grignotage et hydrologie et la visite de l'église, nous repartons voir ces rizières de plus près, les oiseaux, le soleil et une petite brise nous accompagnent. Le paysage est beau mais étrange, plat à perte de vue, champs inondés reflétant le ciel, montagnes au loin. Explications, grand débat sur la pollution de l'eau, histoire de la région. Ce groupe est génial, chaque personne met sa pierre à l'édifice, avec ses connaissances, son ancien métier: ils sont une véritable mine de savoir sur la région, les anciens!
Le pic-nic se prolongeant, les deux copines avec qui je mange et moi décidons d'aller prendre le train pour rentrer à une heure correcte nous permettant une douche/sièste avant de ressortir. Les recettes d'Adélaïde avaient fait paraître l'aller d'une longueur raisonnable, mais les retour est interminable. Heureusement il a des mandariniers sur le bord de la route, on en mange en chemin, ce qui ne nous empêchera pas de profiter du distributeur de glaces de la gare.

Je suis crevée, on a quand même cavalé pendant cinq heures. Ils sont en forme, les grand-parents géographes!

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04 novembre 2006

La corrida

Grand sujet de débat en Espagne et ailleurs, je suis plutôt contre, à la base. Assez d'accord avec un graffiti vu sur le blog de
guapaaa
, dont la traduction est "Si la corrida c'est de l'art, alors le cannibalisme c'est de la gastronomie".
Mais bon, autant connaître avant de donner son opinion, non?
C'est dans cet esprit que je me suis inscrite à une journée pour les erasmus, avec au programme pratique de la "corrida" avec de petites vaches et paella. Et ne croyez pas que je sélectionne mes activités en fonction du menu... Mais là il faut bien dire que c'était le meilleur de la journée!

Les gens présents sont bien moins sympathiques que ceux de la précédente excursion, chacun parle dans sa langue avec ses amis.
On s'est retrouvés à attendre devant un ferme un peu sordide en buvant de la bière (11h du matin... pouark!), aux milieux de vergers de mandariniers (dont les fruits furent une bonne alternative au breuvage proposé).
Le concept était rigolo: une petite arène, de gentilles mais rapides vachettes et des étudiants qui affirment leur virilité en courant devant elles! Mais bon, j'avais espéré un peu de culture, genre histoire de la tauromachie. Un peu plus tard ce fut le tour d'une petite vache toute mimi qui avait visiblement aussi peur que nous pour faire courir un peu ces demoiselles :

Finalement j'ai quand même rencontré quelques allemands-anglais (dont Hugh Grant en plus jeune ;-) ) -polonaises un peu plus ouverts, tout aussi perdus que moi, on s'est bien entendus, on mange ensemble ce soir.

Bilan: Quelques nouveaux amis, une merveilleuse paella au feu de bois, et l'envie d'aller voir une vraie corrida, parce que finalement j'en sais pas plus qu'avant.

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02 novembre 2006

Les joies de la colloc

Miss Courant d'Air est déjà repartie, court passage parmi nous entre mardi et hier soir. Assez pour qu'elle laisse toute sa vaisselle sale dans l'évier mais pas pour qu'elle nettoie la cuisine, sa tache ménagère de la semaine passée!!! Sans parler de son boulot de cette semaine... C'est pas la première fois qu'elle nous fait le coup de partir en week-end prolongé sans faire sa part du ménage, et ça commence à m'énerver (et La Fée du Logis aussi)! Quand à Mlle Queso, elle navigue dans le désordre avec un calme tout à fait étonnant, une énigme pour moi.

Je suis rentrée des cours avec la ferme intention de ma faire une tortilla, miam :)
Mais j'ai déjanté en voyant la cuisine: je vous passe le tas d'assiettes et d'instruments divers, sales bien sur, séchant dans et au alentours de l'évier, mais l'état de saleté général m'a fait bondir. Ma petite tornade interne s'est mise en route, et armée de mon éponge, torchon, balai puis serpillière j'ai tout récuré.
Pas très pédagogique, mais bon, comme ma conception de la cuisine propre s'approche de l'asepsie d'un bloc opératoire...


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30 octobre 2006

Le pourquoi de la paella

et autres informations intéressantes sur Valence et ses alentours.
C'est la partie pédagogique de mon week-end, organisé par un prof de géo. J'ai donc appris (avec plaisir, ma curiosité étant sans fond), qu' il y a très longtemps la ville où je vis c'était la mer et que grâce à deux rivières et au début de l'agriculture qui a augmenté l'érosion, les limons ont fait avancé la côte et laissé un grand lac qui communiquait avec le large. Lac dont les hommes ont peu à peu creusé le centre pour renflouer ses berges et bloqué ses accès à la mer pour mieux maîtriser la nature et l'eau. Lorsqu'il pleut, rarement mais intensément (tiens tiens, je l'avais remarqué, ça), les rivières débordent et inondent toute la vallée, dans laquelle pousse du riz et des orangers. D'où la paella. J'y avais jamais pensé, c'est bête mais bon, pour moi le riz ça vient de Chine et puis c'est tout! J'ai aussi vu à quel point le littoral espagnol est massacré par l'immobilier, que l'eau du lac cité plus haut est tellement polluée qu'elle est du même vert que les bonbons haribo...

Et puis tout le reste, et là je vais faire chronologique, pour que vous puissiez me suivre dans cette expédition " Le paysage valencien, de la mer à la montagne". Enfin montagne, peut-être pour un géographe espagnol, parce que faut rien exagérer, grosse bosse me semble plus approprié :-) Enfin bref, pour moi la montagne c'est escarpé et froid, et là on a eu plutôt chaud!
Rendez-vous samedi matin à 9h devant la fac où deux bus nous attendaient (quand même!) et quelques 80 promeneurs ensommeillés. Là un instant je redoute, les troupeaux c'est pas vraiment mon truc, en général. Mais tout c'est merveilleusement passé, il faut dire qu'être prêt à se lever tôt et marcher pour apprendre, ça trie de façon parfaite!!! Des erasmus donc (et la tendance se confirme, beaucoup d'allemands), des étudiants géographes espagnols et... une demi-douzaine de retraités! Eux aussi suivent des cours de géo, il y a une voie spéciale pour eux, avec diplôme et tout le tralala! Eux aussi sont des mines d'histoires sur la région, ils aiment raconter l'Espagne de quand ils étaient enfants, leur vie d'aujourd'hui aussi. Je sais donc quel est le meilleur riz pour faire de la paella, où acheter mes fruits et légumes et qu'il y a eu une grande inondation ici en 1982!
Dans le car tout le monde parle à tout le monde, l'idée est de faire connaissance, on parle on parle et on parle tant et si bien que j'aurais discuté avec presque tous avant dimanche soir.
Premier arrêt dans une pseudo réserve naturelle (avec constructions et gravats en tout genre) où le prof nous explique la formation du lac. Le ciel est gris et je sort mon pull: frustration! La météo avait dit "soleil" pour ce week-end. Puis bus juqu'à une superbe plage, quelques courageux se baignent, et nous apprenons comment les constructions changent la ligne de la côte.
Nous atteignons le lac, le soleil se montre enfin et des barques nous baladent, c'est très beau, des roseaux, des cabanes et des oiseaux, mais pas de pêcheurs, l'eau est trop polluée. Pic-nic, glace et c'est reparti, direction la montagne.
On observe depuis en haut, malgré la brume et on papote, il fait bon, il y a des planeurs télécommandés qui virevoltent au-dessus de nos têtes.
Re-bus direction le centre d'écotourisme (hé oui, on ne refait pas un géographe!) où nous allons manger et dormir. Je laisse un peu tomber la socialisation pour une petite sieste. La route est très sinueuse, les chauffeurs concentrés et la montagne ressemble beaucoup à celle que je connais, dans les Alpes de Haute Provence: aride, caillouteuse et broussailleuse. Le centre est charmant, on dort dans des cabanes, il y a un bar et de la bière fraîche, un repas qui nous attends, toute la nuit pour discuter. Je suis finalement poussée dans mon sac de couchage par le froid et l'idée de me lever dans si peu de temps... Une chance on changeait d'heure, 60 petites minutes de dodo gagnées :-)

Dimanche excursion, 15 km au programme, il fait beau et chaud, on partage des sacs à dos remplis de bouteilles d'eau et de mandarines de la montagne, trop bonnes, je vous jure ça change tout!!! (Et oui cher cousin, j'ai mangé des mandarines avant la date officielle, mais bon, il aurait été bête de rater ça!)
Les paysages sont superbes, quelques explications sur l'érosion et les façons de l'étudier (là j'ai un peu squatté dans un groupe de géographes, officiellement ouvert aux curieux) et du temps pour discuter, encore.
La ballade est une boucle, et l'anticipation de la paella de midi nous aide à parcourir les derniers kilomètres.
Une petite visite de la partie "éco" du centre, surtout de la recherche en agronomie, au pas de course parce que les bus sont là.
Le retour sera bien plus silencieux, rendez-vous est déjà pris pour une soirée photos et une dégustation de riz sous toutes ses formes, une liste de mails/numéros de téléphone est faite.

Je n'ai rencontré que des gens adorables, on va se revoir, c'est génial!

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27 octobre 2006

Ce week-end

Je pars en excursion avec un prof de géo surmotivé bien décidé à faire découvrir aux erasmus que l'Espagne ce n'est pas que la plage.
2 bus, plus de 80 étudiants, de l'écologie, 15 km de marche dimanche entre mer et montagne, et du SOLEIL annoncé pour les deux jours!!!
Chouette, chouette, chouette :-)

Je prends mon appareil photo et vous raconte tout lundi ou mardi!
Et je réponds aussi à tous vos gentils mails, promis.

D'ici là, bisous à tous.

Posté par Poisson lune à 19:35 - La vida en España - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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