22 mars 2007
Allez voir!!!
Présentation géniale sur l'évolution de la santé selon la richesse dans le monde, par un prof suédois nommé Hans Rosling qu'il faudrait cloner!
C'est chez
Grange Blanche et ça vaut vraiment le coup, aficionados médicaux ou pas!
C'est en anglais, forcément (remarquez c'est plus accessible que le suédois ;-) ) mais les animations se suffisent à elles mêmes.
19 mars 2007
les Fallas: Une journée d'anniversaire
Me voilà presque au bout de ces 4 jours de folie. Contente de les avoir vécus, mais contente aussi que ça se termine! Parce que trop: de bruit, de monde, de nuits blanches, de rires et de rencontres, d'alcool, de feux d'artifices, de sursauts parce qu'un pétard inattendu explose à côté de moi, de mal aux pieds, de musique et de danse, de traditions et de défilés aux fleurs...
C'était bien, c'était riche et ce n'est pas fini. Ce soir les statues seront brûlées et avec elles les misères de l'an passé, l'hiver définitivement oublié (remarqué j'ai pris un coup de soleil aujourd'hui, alors hiver, hein!), on regardera le dernier feu d'artifice et demain la vie normale reprendra son court.
Je vais vous raconter les 24h de ma journée d'anniversaire, déjà tellement loin et ne datant pourtant que d'avant-hier.
Il n'est pas encore minuit, concert gratuit dans un des nombreux jardin de la ville, on chante et on danse, on picole aussi, le rhum-coca passé en fraude à l'entrée. On s'enfuie avant la fin, pour être à temps sur un des ponts depuis lequel on admirera un superbe feu d'artifice, chaque soir plus beau, plus grand, plus fou. Echange de bisous (et de virus au passage), j'entre dans une nouvelle année sous un ciel pointillé d'or et de couleurs :-)
Plus tard, une rue, une Falla, une scène, de la musique, toujours le rhum-coca, nous voilà bien partis pour danser jusqu'à l'aube.
Réveillée par une fanfare matinale, je me lève à temps pour la mascleta de 14h, sous le soleil un monde fou, pas moyen ni d'avancer ni de reculer, impossible de retrouver les amis coincés eux-aussi dans la foule. Assourdie par le bruit, je me demande comment les fenêtres résistent et constate que les alarmes des voitures ne tiennent pas le coup, elles se mettent toutes à sonner... ce que l'on entend à peine dans le bruit ambiant! Je me ballade dans la ville en fête, photographie les fallas que je croise, puis rentre faire un petit somme.
Rendez-vous en fin d'après-midi Plaza de Toros, ma première corrida: je suis entourée d'espagnols et constate que le spectacle est tout autant dans les gradins que dans l'arène, du moins pour moi! A ma droite un groupe de jeunes qui boivent plus qu'ils ne regardent, commentent et feraient forcément mieux que les toreros ;-) Devant moi un groupe d'amis en couple, bonne quarantaine, ici c'est pic-nic, ces dames sortent plateaux des mini-sandwichs et pâtisseries, fournissent bière et champagne à ses messieurs, assis un rang derrière. Et dans mon dos un couple de retraités sympathiques, le mari expliquant la psychologie taurine à sa femme. Le premier matador est nul, je suis prête à fuir, la foule lui suggère de sortir un pistolet pour achever cette pauvre bête, les plus insolents parlent de mitraillette... Heureusement au second, l'art prend le dessus sur la boucherie, le jeu cruel et inégal est presque justifiable par l'étrange ballet entre le matador et le taureau, mélange de défi et d'apprivoisement, d'attaques et d'esquives. Mais je m'ennuie rapidement, heureuse quand la 6e et dernière carcasse est enlevée.
Ce soir ce sera tradition, grâce à une de mes prof d'espagnol qui nous a invités à venir dans son village. Métro vers minuit, on dépasse la zone A que je commence à bien connaître pour s'aventurer loin de la ville. Accueil chaleureux par des falleros ravis de nous faire partager leurs traditions, on boit on danse on parle jusqu'à l'aube, les étudiants font la fermeture, on part à la recherche d'une autre falla dans laquelle la fête continuerait, le jour se lève sur Massamagrell, les indigènes décident qu'il faut absolument nous parler anglais puisque nous sommes étrangers (au grand désespoir de celle qui essaie de nous faire entrer dans la tête les règles et mystères de la langue de Don Quijote), on rigole bien et puis on s'effondre dans le métro...
Je rentre chez moi il est 8h30, la mascleta du réveil me guide jusqu'à ma porte, le temps que je prenne une douche et que je me mette en pyjama un relatif silence est revenu, de toute façon rien n'aurait ou m'empêcher de m'endormir!
16 mars 2007
Les Fallas: La mascleta
La fête et le bruit vont de paire en Espagne, les feux d'artifices sont donc toujours au programme, et ils sont superbes, tirés en général au-dessus de la Turia, le grand jardin qui entoure la ville.
Mais la mascleta à lieu de jour, à 14h, du 1e au 19 mars, Plaza del Ayuntamiento. C'est un concert de pétards et de feux d'artifices, qui va en s'amplifiant à mesure que la fête avance. C'est aussi un concours entre artificiers, et leurs sponsors respectifs.
La place est noire de monde, les plus courageux s'y rendent très en avance pour avoir le privilège d'être au premier rang. A l'heure pile (comme quoi être à l'heure c'est possible!), la Fallera Mayor (reine des Fallas, dans son costume traditionnel) annonce le début de l'événement depuis la terrasse de l'Hôtel de Ville. Tout le monde se tait, le bruit et les couleurs envahissent le ciel, les vibrations vous font résonner les poumons, le soleil disparaît derrière la fumée.
C'est impressionnant, je m'attends à chaque fois à voir les vitres des immeubles alentours exploser, mais non... Demain par contre j'y vais avec des boules quiès, on s'approche du seuil de la douleur, je tiens à mes oreilles!
D'ailleurs maintenant nous savons pourquoi ici on hurle tout le temps, à ce régime sonore depuis la petite enfance, je serai curieuse de savoir quel est le seuil d'audition moyen du valencien!
Il y a une autre tradition, c'est la mascleta du réveil... Vous devinez tout de suite que je trouve ça beaucoup moins rigolo! Vers 8h chaque Falla tire ses pétards pour réveiller le quartier: sachant que je me couche aux aurores (je ne suis pas la seule d'ailleurs, on en est tous là), j'apprécie moyennement l'idée, surtout qu'il n'y a pas moins de 3 Fallas autour de chez moi, qui, évidement, ne synchronisent pas le boucan, mais l'étalent!
14 mars 2007
Retour
Je pourrais vous parler de Cordoue, dernière étape de mon excursion Andalouse, de la visite rapide du centre ville pittoresque. Vous donner mes impressions sur les quelques cours et pratiques où je suis allée. Mais tout ça est déjà loin, rangé dans les souvenirs de mon espace-temps fou, déformé par les secondes qui passent toujours trop vite et les kilomètres parcourus en train, bus et avion.
Je suis repassée par mon chez-moi officiel, le vrai je ne sais plus bien où il se situe.
Rentrée donc, pour accueillir un petit bout de 3,4 kg, nouvel ange dans ma vie :-) Eu droit au passage à une cure de câlins, de bisous et d'amour. En prime, une réserve d'amitiés solides et belles.
Je me retrouve dans une ville en pleine effervescence, les Fallas de Valencia sont célèbres, et pour cause: mélange de fête artisanale et religieuse, de compétitions entre les différents quartiers de la ville, de carnaval... Il y en a pour tous les goûts, 24h/24, partout, pendant 4 jours!
La vie normale est mise entre parenthèses: pas d'école ni d'uni, les hôpitaux tournent au ralenti, ceux qui ne participent ou n'aiment pas quittent la ville. Les touristes l'envahissent, et tout ce beau monde se retrouve dans les rues, sur les places.
Au programme de ce blog ces prochains jours, les Fallas donc, comme toutes les pensées qui flottent au-dessus de Valencia en ce moment!
01 mars 2007
Andalousie 4: Séville (4e jour)
Nous attaquons par l'office du tourisme, et un café à une terrasse pour établire notre programme, le but étant de voir l'essentiel en une journée. Il fait beau et chaud, on se ballade dans le centre puis visite de l'Alcazar, encore un palais magnifique, avec fontaines et jardins.
Il y a une invasion de français en ville, remarquez je les comprends bien, pourquoi avoir froid sur des pistes de ski même pas bien enneigées alors qu'on peux manger des tapas en T-shirt en Espagne?!? D'ailleurs nous retrouvons une partie du groupe dans un bistrot typique et savourons diverses spécialités plus délicieuses les unes que les autres. Et nous y allons de bon coeur, car nous attendent les nombreux étages de la tour de la cathédrale, gravis vaillement malgré une douleur persistante au genou, depuis Grenade. La vue vaut bien l'effort, quelques photos et on redescent, c'est vachement plus sympa que la montée!!! Petit coca Plaza de España, avant de faire le tour des mosaïques représentant les différentes villes du pays, c'est joli et ça nous fait faire un peu de géo, on ira se coucher moins bête, même si pas vraiment tôt...
Ma copine veut faire un tour en calèche, mais étant donné le prix et l'heure déjà tardive on renonce, non sans avoir essayé de négocier, plus pour le fun que dans l'espoir d'un quelconque résultat! De retour à l'hôtel, on décide une petite sièste avant de resortir manger et surtout pour être en forme pour la dernière soirée de ce voyage, dans une boîte chic. Hé bien pas de tapas, le portable n'as pas sonné, c'est les copines qui nous réveillent en frappant à la porte pour nous proposer de partager des pâtes sauce tomate avec elles. On mange rapidement, et vite on va se préparer, rendez-vous dans un bar à "chupitos" (shots) du coin pour la mise en jambe. On y rencontre un joyeux groupe de français, allemands et américains, on picole un peu et puis on cherche de taxis pour transporter tout le monde à la fameuse boîte. Les organisateurs sont en retard, pour changer, mais on commence à se dire que ça va être plus compliqué que prévu quand on les voit discuter avec les videurs et leus mines embêtées... C'est une disco super chique, on est un sacré troupeau, je ne sais pas vraiement quel est le problème ou l'excuse mais nous n'entrerons pas! De quoi refroidir l'ambiance, mais j'en profite pour papoter, comme d'hab! On marche jusqu'à une autre boîte, musique pourrie, enfin surtout pas vraiment possible de danser dessus... On se retrouve vers 5h dans notre chambre, petit goûter avec ce qu'il nous reste de provisions, on papote, pas sommeil: c'est le décalage horraire des voyages erasmsus!!!
28 février 2007
Andalousie 3: Séville (3e jour)
Cette fois les bus partent presque à l'heure, je roupille pendant tout le trajet et je ne suis pas la seule! Arrivée à Séville en milieu d'après-midi, débarquement à l'hôtel des 168 zombis, répartition des chambres. Je suis avec une amie française, ça tombe bien, pas vraiment assez de neurones actifs pour composer avec le mixe espagnol-allemand de ma chambrée précédente.
Après une douche rapide et un passage au supermarché pour notre p'tit déj du lendemain, nous voilà parties pour une ballade en ville. On marche au bord du Guadalquivir, il y a un petit rayon de soleil de fin de journée, c'est superbe!
Mon deuxième coup de foudre espagnol, après Valence. Bizarre comme je m'étais fixée sur Grenade, avant de partir, comme j'aurais tout donné pour y aller. Séville était mon 2e choix, Valence le 4e... Et bien je ne suis pas mécontente de la tournure des événements, même si je sais bien qu'on ne voit pas une ville de la même façon si on y vit ou si on visite. Et je regrette quand même un peu l'Andalousie, j'adore leur accent, j'aimerais parler comme ça, ce qui fait rire ma prof d'espagnol.
Petit souvenir sportif, bien que je n'ai pas joué depuis que je suis en Espagne, je me rends compte à quel point le water-polo me manque quand je vois un match de kayac-polo sur la rivière. J'ai pris des photos, pas vu une seule fille, me suis demandé si j'aurai pu jouer si j'avais vécu là-bas. Il y a des questions qui sont mieux sans réponses, sans regrets...
Petite sangria à jeun sur un bar-flottant, la vie est belle, et les têtes tournent.
On marche encore un peu jusqu'à la tombée du jour, le débit de rire et de bêtises est à son comble, puis on retrouve des copines à l'hôtel pour un pic-nic improvisé dans une des chambre. Puis dodo. Enfin il y en a qui sortent, moi j'abdique! je veux visiter le lendemain, pas me traîner toute la journée.
27 février 2007
Andalousie 2: Grenade (deuxième jour)
Réveil difficile après une courte nuit, mais l'expédition du jour est à la hauteur de l'effort: l'Alhambra, forteresse datant de la colonisation arabe de l'Espagne. Entre les murs et les tours d'enceinte, des palais avec mosaïques et cours intérieures, des jardins avec fontaines... Superbe, malgré le brouillard et les quelques gouttes de pluie.
La visite fut durement gagnée, par contre. Parce que les bus sont arrivés près de deux heures après le rendez-vous prévu, ce qui met de très moyenne humeur quand on se rend compte qu'on aurait pu doubler nos heures de sommeil! Et que malgré l'importance du troupeau, pas de billet de groupe pris à l'avance alors on fait la queue, puis on attends notre heure de passage (il y a un nombre limite de visiteurs autorisés à la fois)... Du coup bien le temps de boire des cafés, d'écrire des cartes postales et de papoter.
Le soir, on fait dans le typiquement espagnol, un "botellon". Le principe est simple et convivial: une place, des gens avec leurs bouteilles et glaçon, on mélange le tout et ça donne une fête en plein air. A Grenade ça se passe sur une grande place un peu à l'extérieur de la ville, pas de voisins pas de problèmes... C'est interdit dans la plupart des villes d'Espagne, mais là-bas toléré par les flics qui veillent de loin. L'idée est bonne, sauf qu'en février on se gèle! Donc on boit, logique non? Et bien c'est là que se cache le piège: les vessies se remplissent... et pas de "servicios" sur un parking! Les mecs sont vachement avantagés, dans ce genre de situation ;-)
On va se réchauffer (et faire pipi) en boîte: c'est un ancien théâtre transformé en disco, très sympa. Malheureusement la musique donne plus envie de se vautrer sur les fauteuils que de danser.
26 février 2007
Andalousie 1: Grenade (premier jour)
On fait un peu colonie de vacance, avec les trois cars, les valises et les 168 étudiants tout excités par la perspective de des cinq jours de voyage. Mais la comparaison s'arrête là. Parce qu'on se retrouve dans un pub, à 3h30 du matin, et que les plus vaillants n'ont pas dormi mais commencé la fête. Que les "porros" et les bouteilles tournent entre les groupes, avant de monter dans les bus.
Mais finalement tout le monde s'endort, et nous arrivons quelques 8 heures à Granada.
Je suis avec un groupe de filles à forte dominance germanophone, mais on essaie de parler espagnol. Après s'être installées à l'hôtel on part à la recherche de l'office du tourisme, sous un ciel gris. Contrairement à Valence ici c'est encore l'hiver, je regrette mes gants. Mais finalement on se ballade dans la vieille ville, et comme ça monte, on se réchauffe! On fait les folles et des photos, on admire les petites ruelles, l'Alhambra au loin. On papote avec un groupe d'étudiants et d'erasmus français qui jouent de la musique dans un parc. Plus loin, une église, une place, des gens avec des tambours, des chiens, des bières et des pétards. Une fille chante, ses potes tapent le rythme, certains dansent. Ambiance gitane, coucher de soleil.
Un thé et une chicha pour nous réchauffer, l'Afrique du Nord n'est pas loin.
On commence la soirée par une visite guidée de l'Albaycin, l'ancien quartier arabe, c'est dommage il fait déjà noir... Et puis on va voir du flamenco, enfin au chaud, assis, mes paupières sont un peu lourdes. Mais le bruit, les couleurs et un cuba libre me remettent d'aplomb. La danse est impressionnante, la technique parfaitement maîtrisée, mais je trouve les visages fermés et durs. J'en reste à l'exploit physique et technique jusqu'à ce que dansent un garçon et un fille, ensemble. Là le jeu de séduction amène ce qu'il manquait de douceur et de magie, je suis sous le charme.
Il est déjà tôt quand nous allons danser à notre tour, et la nuit ne fait que commencer.
20 février 2007
Compañeros de piso - 4: Patience incarnée
La Fée est partie. C'est triste de se dire que le bilan de 5 mois de vie commune se résume à de l'indifférence agacée...
Remplacée par un mec, espagnol, sympa au premier abord, qui cuisine bien et d'une patience folle.
Je vous explique: moi quand j'ai un truc nouveau, il faut que je l'essaye tout de suite. Bon je ne suis patiente pour rien, mais quand il s'agit de nouveaux achats c'est le pire. Quand quelque chose doit arriver par la poste je monte la garde devant la boîte aux lettres le lendemain de la commande, tout en sachant bien qu'il n'y a aucune chance que le paquet soit même parti, mais c'est plus fort que moi!!! Quand j'achète des fringues je les mets tout de suite, enfin voilà, quoi.
Ben lui pas (non, pas aussi taré que moi, ça c'est dur à égaler, mais pas impatient du tout). Il s'est acheté un vélo samedi, un chouette machin pliable qu'on a monté dans le salon. Hé bien nous sommes mardi soir et il ne s'est toujours pas assis dessus! Autant vous dire que je ne comprends pas ;-)
Mais comme la patience est un de mes objectif pour cette année j'ai trouvé un bel exemple!!!
Et puis c'est chouette de parler espagnol d'Espagne et non d'erasmus (d'un côté de la conversation du moins!), de parler culture et politique avec un mec qui a déjà un pieds dans le monde du travail (il termines ses études d'informatique tout en bossant).
Voilà, je ne le connais pas encore très bien, mais voici mon nouveau coloc.
Et puis je vous annonce une interruption des programmes jusqu'à lundi, je pars en Andalousie demain très très très tôt.
18 février 2007
Dimanche matin
Quand on s'est couché tard, ou plutôt relativement tôt, rien de mieux qu'une douche froide pour se réveiller...
Pas eu vraiment le choix de toute façon, le chauffe-eau est en panne depuis mardi!
La gérance a promis de venir réparer, la grande question étant dans combien de temps...